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                                                           Moreau Gustave, la libélule, 1884 (ciel brouillé)

              

La femme est au cœur de mon recueil « les Fleurs du Mal », notamment dans la section Spleen et Idéal, dédié particulièrement à mes amantes, comme Marie Daubrun et Jeanne Duval. Ah! Madame Daubrun ! Marie fut comme une sœur et une maîtresse pour moi, elle m’a beaucoup inspiré pour mes poèmes notamment pour Ciel brouillé, qui est une déclaration d’amour pour ses beaux yeux verts « on dirait ton regard d’une vapeur couvert, ton œil mystérieux (est-il bleu, gris ou vert ?) » v1,2, c’est vrai que ses yeux étaient envoutant et particulier son regard qui protégeait le bien et le mal dans une harmonie parfaite .Mais aussi une figure du spleen avec le « O femme dangereuse » v13 et ces descriptions de paysages qui reflètent ses sensations « tu ressembles parfois à ces beaux horizons » v9, « d’un mal inconnu qui les tord » v7.

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                                                    Berthe Morisot, femme devant son miroir, 1890 (la beauté)

Mais selon moi, la femme est aussi une source d’inspirations, notamment dans mon poème La beauté, qui est une allégorie de la femme à travers son aspect, « pour fasciner ces dociles amants, de purs miroirs qui font toutes choses plus belles » v12,13, et qui sait que son attirance suscite les poètes « Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour, est fait pour inspirer au poète un amour éternel et muet » v2,3. Ce poème ne serait-il pas aussi une forme de description du mal à travers la sensualité et la beauté d’une femme ?

 

 

De-Boever-La-charogne

                                                            frans de boever, la charogne, 1923 (la charogne)

Car aussi, une femme est la plus belle créature de l’horrible, c’est pour cela que mon poème une charogne nous enlève finalement cette beauté au mal, à travers un érotisme funèbre « les jambes en l’air » « brûlante et suant » v5,6, et les nombreuses description mélioratives « le soleil rayonnait sur cette pourriture » v9, « la puanteur était si forte » v15, ce côté de la femme m’attire est me soudoie à elle « et pourtant vous serez semblable à cette ordure » v37, voire même elle me fait souffrir, un poème que j’ai par ailleurs écrit en pensant à ma cher et tendre Jeanne mon premier vrai amour .  

 

 

                                                                     Parfum exotique  

Paul Gauguin, Fatata te miti,  1892 (Parfum exotique)

                                                       

particulièrement dans mon poème La destruction, qui ouvre la section les fleurs du mal, qui nous montre que la femme est la créature la plus atroce, le démon « parfois il prend, sachant mon grand amour pour l’Art, la forme la plus séduisante des femmes » v5,6, et quelle peut nous faire souffrir « je l’avale et le sens qui brûle mon poumon et l’emplit d’un désir éternel et coupable » v3,4. Mais pour moi, la femme n’est pas seulement une source de spleen, de mal, elle représente aussi l’idéal, comme dans parfum exotique, ou son odeur m’emporte dans mes rêves et ailleurs « je respire l’odeur de ton sein chaleureux. Je vois dérouler des rivages heureux » v2,3, et me met bien « guidé par ton odeur vers de charmants climats » v9.  

 

Marie Melebeck ange ou démon

                                                              Marie Melebeck, ange ou démon, 2008 (allégorie)

Au final, selon moi, la femme représente le bien, comme le mal, c’est une source de spleen qui devient idéal, mon poème Allégorie mélange ce côté satanique « ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche dans ses jeux destructeurs » v6,7, « elle regardera la face de la Mort » v19, à ce côté sensuel et attirant « c’est une belle femme de riche encolure qui laisse dans son vin traîner sa chevelure » v1,2, « elle marche en déesse et repose en sultane » v9.

 

Charles:)